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Tourisme autochtone

Bercé par l’Harricana, sur l’autoroute verte des Algonquins

// Yves Prévost - 4 juil. 2014

Numéro : Juillet-août 2014

 

Bercé par l'Harricana
photo : Ariane Ouellet

 

Le service de développement socio-économique Abitibiwinni organise, encore cette année, des randonnées en canot sur ce qui fut jadis l’autoroute des Algonquins.  De durée variable selon le goût des participants, ces expéditions guidées permettent de prendre contact avec la riche culture des habitants de Pikogan.

 

L’Harricana prend sa source au lac Blouin et se déverse à la baie James après un périple de 533 km.  Elle est la route traditionnelle reliant les communautés algonquines entre elles, ainsi qu’avec leurs territoires de pêche et de chasse.  La réserve de Pikogan se trouve sur ses rives.  L’histoire de Pikogan se trouve ainsi indissociable de celle de l’Harricana.

 

Cette route, c’est à la force des bras que les visiteurs sont invités à la parcourir.  « Avec l’aide du courant, souligne André Mowatt, agent de développement touristique à Pikogan,  les expéditions descendent l’Harricana, avec parfois seulement de courtes remontées. » Les randonnées sont donc accessibles aux gens raisonnablement en forme, en tenant compte que le portage est requis à certains endroits.  Les participants et les canots sont ensuite récupérés en aval du point de départ.

 

« Les gens moins en forme peuvent profiter de randonnées aussi courtes qu’une heure, avec visite de notre exposition à Pikogan et dégustation de mets autochtones », explique M. Mowatt. Les plus aguerris voudront cependant entreprendre un circuit de 2 ou 3 jours, avec nuitée dans un tipi ou une tente de prospecteur.  Ils pourront alors apercevoir la faune abitibienne au bord de la rivière, manger la nourriture typique autochtone, s’informer sur les plantes médicinales et s’immerger dans la culture et les légendes algonquines.  Les circuits et durées sont adaptés aux demandes des participants.

 

« Nos guides sont de jeunes résidents de Pikogan, ajoute M. Mowatt, et ils sont formés comme guides et comme secouristes afin que le voyage soit sécuritaire.  En prévision des randonnées, ils apprennent les légendes et les traditions des Algonquins directement de leurs aînés, ce qui permet en même temps la transmission de ces connaissances. »  Tous les guides parlent français, mais des guides parlant anglais et même algonquin sont également disponibles.  « Dans tous les cas, quelques mots d’algonquin seront enseignés. »

 

Si les expéditions sont offertes du début juin à la fin de septembre, certaines périodes sont cependant plus favorables.  « Le début de l’été est souvent plus agréable, car il y a moins de mouches, recommande M. Mowatt.  La période de la mi-juillet à la mi-août est également très plaisante, car la rivière est plus basse et le courant est donc moins fort. »

 

Dans tous les cas, une réservation à l’avance est requise.  Le matériel est fourni lors des expéditions, mais les gens peuvent apporter leur propre tente s’ils le désirent, ainsi que leur propre sac de couchage.     

 

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