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Chroniques // Histoire et patrimoine

Histoire

VENUE DES ALGONQUINS EN TERRITOIRE ABITIBIEN

// Christiane Pichette, Société d'histoire de La Sarre - 26 mai 2021

Numéro : Juin 2021

 

Reproduction de la signature de la Grande Paix

 

Le peuplement de l’Abitibi-Témiscamingue s’est fait bien avant que la première personne de race blanche n’y mette les pieds. On a en effet retrouvé des traces d’occupation humaine qui prouvent que des gens ont habité ce territoire il y a plusieurs millénaires, à une époque antérieure à la construction des pyramides en Égypte. Ces gens étaient les ancêtres des Algonquins et des Cris qui habitent encore notre région.

 

Les Iroquois et les Algonquins se disputaient depuis très longtemps le contrôle des territoires de chasse et de trappe. L’arrivée des Européens en Nouvelle-France amplifie ces rivalités. Les Européens sont très avides de ces précieuses fourrures qu’ils échangent aux Amérindiens contre des objets. La fourrure acquiert alors plus de valeur et on se dispute plus âprement le contrôle des territoires.

 

Les Algonquins, grands chasseurs, trappeurs et voyageurs, occupent une position privilégiée. Ils contrôlent la rivière des Outaouais, qui donne accès à un grand territoire pour la fourrure, et sont installés depuis 1550 sur la rive nord du Saint-Laurent.

 

En 1650, à la suite de nombreuses attaques iroquoises, les Algonquins doivent quitter la vallée du Saint-Laurent et leurs terres du Bas-Outaouais. Ils se réfugieront plus au nord, dans le territoire actuel de l’Abitibi-Témiscamingue. Cependant, les Iroquois poussent leurs incursions en pays algonquins jusqu’au lac Témiscamingue.

 

En 1688, ils délogent les quatorze Français du fort Témiscamingue et traquent les canots algonquins chargés de fourrures. Ils poursuivent les Algonquins jusque dans leurs derniers refuges de l’Abitibi et s’attaquent même aux Cris de la Baie-James, mais sans succès. Les Algonquins de l’Abitibi-Témiscamingue ont toutefois moins souffert des attaques iroquoises que ceux du Bas-Outaouais, car ils sont en dehors de la grande route commerciale des Iroquois qui passe par Mattawa (Ontario).

 

En 1701, c’est la signature de la Grande Paix entre toutes les nations amérindiennes du nord-est de l’Amérique du Nord qui sauve les Algonquins de l’extinction. 

 

Quelques lieux géographiques témoignent du passage des Iroquois dans notre région. Les Iroquois étaient souvent vus sur la rivière Nottaway qui prend sa source autour du lac Simon. Nadowek (pluriel de Nottaway) est l’ancien nom de la ville de Senneterre. Les Algonquins l’avaient baptisée ainsi, car c’était un lieu fréquenté par les Iroquois.

 

Source : L’Express sillonne la région de l’Abitibi-Témiscamingue, pages 7 et 9

 

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